Photographie d'un loup mort.
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La Macronie déclare la guerre totale au Loup

Le couperet est tombé. Le 23 février 2026, l’alliance funeste entre le ministère de la Transition Écologique (Monique Barbut) et celui de l’Agriculture (Annie Genevard) a accouché d’un texte de honte : l’arrêté définissant le statut de protection du Loup (Canis lupus) et fixant les conditions de sa destruction. Au Klan du Loup (KDL), première association de défense du Loup en France, nous ne sommes pas surpris, mais notre colère est immense. Ce document, référencé NOR : TECL2605293A, n’est rien d’autre qu’un permis d’exterminer déguisé en gestion administrative.

Voici notre analyse sans concession de ce plan de mise à mort de la biodiversité.

L’Article 29 : L’arrêt de mort juridique du Loup

C’est le point le plus gravissime, celui que les médias aux ordres passeront sous silence. L’article 29 de ce décret stipule noir sur blanc : « À l’article 2 de l’arrêté du 23 avril 2007 susvisé, les mots : « Canidés Loup (Canis lupus) » sont supprimés ».

Comprenez bien la trahison : le gouvernement vient tout simplement de radier le Loup de la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire. En un trait de plume, le Loup repasse dans une zone grise juridique, facilitant son déclassement et ouvrant la voie à une gestion par le fusil digne du XIXe siècle. C’est une régression écologique sans précédent qui fait écho au déclassement honteux voté par le Conseil de l’Europe.

Une technologie de guerre au service des « chascistes »

Pour satisfaire le lobby des exterminateurs, le gouvernement ne recule devant aucune horreur technologique. L’article 15 autorise désormais l’utilisation de dispositifs de repérage utilisant la technologie d’intensification de lumière ou de détection thermique.

Si les lunettes de visée thermique sont officiellement réservées aux agents de l’OFB et aux lieutenants de louveterie (ces auxiliaires zélés des tirs à tuer), les éleveurs et leurs « mandatés » peuvent désormais utiliser des monoculaires thermiques pour débusquer le Loup dans l’obscurité. Le Loup, animal nocturne par excellence, n’a plus aucun refuge. On transforme nos montagnes en champs de bataille avec des armes de catégorie C pour traquer un animal qui ne fait que suivre son instinct naturel.

Le mythe des troupeaux « non-protégeables » : l’excuse pour tuer

Le Klan du Loup dénonce depuis toujours l’hypocrisie des néo-ruraux assistés. Le nouveau décret enfonce le clou avec son article 8.II, permettant de déclarer certains troupeaux comme « ne pouvant être protégés ». C’est une porte ouverte monumentale ! Sous prétexte de difficultés topographiques ou économiques, on s’affranchit de toute obligation de protection réelle pour passer directement aux « tirs de défense ».

Pire encore, les articles 5 et 20 autorisent les tirs de prélèvement (c’est-à-dire l’exécution pur et simple) même sur des élevages non protégés, sous réserve d’un simple « engagement » de déploiement de mesures dans les 12 mois. On récompense la négligence par le droit de tuer ! L’association Le Klan du Loup rappelle qu’elle est 100% Loup et contre tous les tirs à tuer.

Zones d’expansion : le permis de tirer à vue

Les articles 25 et 26 créent des zones d’ombre effrayantes. Dans ce que le ministère appelle les « zones d’expansion », le préfet coordonnateur peut délimiter des secteurs où les tirs de défense et de prélèvement sont autorisés « sans autre condition » si la protection est jugée trop difficile.

C’est une condamnation à mort pour les Loups qui tentent de recoloniser de nouveaux territoires. Au lieu de favoriser la cohabitation, on crée des zones de non-droit pour la faune sauvage. Rappelons que le Loup est un atout indispensable à la biodiversité et qu’il reconnaît l’humain comme un danger, cherchant naturellement à l’éviter.

Une analyse biaisée pour justifier le carnage

Le préambule du décret ose avancer des chiffres pour justifier ce massacre : 11 000 animaux victimes de prédation et 40 millions d’euros d’aides publiques. Mais qui fait ces constats ? Des administrations sous pression de l’industrie agricole. Des membres du gouvernement Macron/Lecornu en réaction à la signature de l’accord UE Mercosur.

Les sources scientifiques sérieuses, comme l’analyse du régime alimentaire du Loup par Olivier Delaigue, montrent que sans analyses génétiques systématiques, la part des ongulés domestiques dans le régime du Loup est systématiquement surestimée. Les chiens errants, l’autre grand prédateur des troupeaux, sont commodément oubliés dans les discours ministériels pour faire du Loup le bouc émissaire idéal. Le Loup préfère pourtant largement les ongulés sauvages (chamois, chevreuils, cerfs) lorsqu’ils sont disponibles.

Les sources scientifiques sérieuses, comme l’analyse du régime alimentaire du Loup par Olivier Delaigue, montrent que sans analyses génétiques systématiques, la part des ongulés domestiques dans le régime du Loup est systématiquement surestimée. Les chiens errants, le prédateur des troupeaux, sont commodément oubliés dans les discours ministériels pour faire du Loup le bouc émissaire idéal. Le Loup préfère pourtant largement les ongulés sauvages (chamois, chevreuils, cerfs) lorsqu’ils sont disponibles.

La louveterie et les « gangs » de tireurs

Le décret autorise désormais jusqu’à trois tireurs simultanés pour défendre un même lot d’animaux. On ne parle plus de protection, mais de battues organisées. Ces tirs peuvent être réalisés par des chascistes « formés » ou des lieutenants de louveterie.

Le KDL rappelle que la justice commence enfin à ouvrir les yeux sur les agissements de certains « gangs » anti-loup, comme dans la Drôme. Ce décret ne fera qu’encourager ces comportements d’hyperviolence envers le Vivant.

Le Klan du Loup ne lâchera rien !

Ce document NOR : TECL2605293A est une déclaration de guerre à la Nature. En abrogeant l’arrêté du 21 février 2024 pour le remplacer par ce texte encore plus répressif, le gouvernement choisit son camp : celui des fusils et de l’obscurantisme, contre celui de la Vie et de la Science.

Le Klan du Loup, ONG 100% indépendante (nous ne touchons pas un centime de l’État !), continuera de se battre sur le terrain et devant les tribunaux. Nous refusons cette gestion politique qui ne vise qu’à acheter une paix sociale précaire au prix du sang de Canis lupus.

Amis du Vivant, il est temps de réagir ! Ne laissons pas les « chascistes » et les lobbies agricoles dicter l’avenir de nos montagnes. Le Loup a le droit de vivre, de circuler et de jouer son rôle de régulateur naturel des écosystèmes.

Pour nous aider à défendre Canis lupus italicus, soutenez Le Klan du Loup. Vous pouvez faire un don, adhérer, porter nos couleurs, pour que Vive le Loup !

association Le Klan du Loup

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