Représentation du Loup Fenrir.

Chant quatorzième – Frères Loups

Chant quatorzième – Frères Loups

Frères, qui respiraient l’air de notre bonne vieille terre,
Amis, qui torturaient les êtres des mauvaises atmosphères,
Parents, qui aspiraient à une autre ruine que le cimetière,
Loups, criminalisés par leur savoir des mystères.

Parcourant ce monde en foulant l’herbe à satiété,
Marquant de leurs pattes le sol de leur bestialité,
Allant au-delà, au-delà de chaque nouvelle contrée,
Voici la grande gloire que l’histoire leur a confié.

Tantôt divinisés, esprit créateur à la connaissance cachée,
Tantôt diabolisés, esprit malfaiteur d’un crime organisé,
Ennemi déclaré de l’ensemble de l’humanité,
En vérité, trop proche de l’homme et trop éloigné.

Ce que l’homme ne peut, bien entendu, pas supporter.

Reflet de l’homme dans son espoir de liberté,
Miroir d’une âme perdue à jamais,
L’homme demeure dans le plus profond secret,
L’allié soudain du loup dans sa quête d’un monde éloigné.

Jaloux et immodéré, l’homme vous a emprisonné,
Chassé, persécuté, comme une bête des plus damnés,
Ainsi frères, vous vous êtes cachés,
Mais d’autres pourrissent encore devant le regard des hommes, voilé.

Nobles loups, le regard devenu triste,
Je vous entends rêver l’image d’une quelconque piste,
Illuminée par le regard flamboyant des fées,
La liberté.

© Arthulf

loup_fenrir
Fenrisúlfr (Loup de Fenrir)

Publié avec l’aimable autorisation de l’auteur, Arthulf. Respectez la propriété artistique

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