Du 19 au 30 octobre 2026 s’est déroulée la COP 17 sur la biodiversité. Pendant quinze jours, la diplomatie française et la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, se sont épanchées dans les médias nationaux et internationaux, qualifiant le bilan de la conférence de « pas à la hauteur des enjeux » mondiaux de préservation de la nature.
Mais de qui se moque-t-on ?
Au Klan du Loup (KDL), nous dénonçons ce numéro de comédie cynique. Comment ce gouvernement peut-il donner des leçons de conservation de la faune sauvage à la planète entière lors de la COP 17, alors qu’il orchestre sur son propre sol la destruction méthodique de Canis lupus italicus ?
Les récentes révélations et décisions juridiques et politiques confirment l’ampleur de cette trahison d’État.
Octobre 2026 : L’escalade mortelle vers les 23 % et le cumul des cadavres
L’hypocrisie du gouvernement Macron/Lecornu a atteint son paroxysme quelques jours seulement avant l’ouverture de la COP 17. Le 8 octobre 2026, au Sommet de l’élevage en Auvergne, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé devant le lobby agro-cynégétique le relèvement imminent du plafond d’abattage de Loups à 23 % de la population globale.
Pire encore, la ministre a formulé une proposition scandaleuse et inédite : la possibilité de cumuler d’une année sur l’autre les quotas de Loups non éliminés. En clair, si le plafond n’est pas entièrement atteint une année, les Loups ayant échappé à la mort s’ajouteront au quota de l’année suivante ! Ce système de « report de cadavres », associé à la généralisation des lunettes de visée thermiques pour les éleveurs et à la création d’un permis d’abattage simplifié, transforme une pseudo « gestion » de la faune sauvage en une traque industrielle.
Le Conseil d’État ferme les yeux face aux avertissements scientifiques
Pendant que le gouvernement accélère le massacre, les institutions judiciaires refusent de jouer leur rôle de garde-fou. Saisi en référé par une association pour suspendre l’arrêté d’abattage du 23 février 2026, le Conseil d’État a rejeté la requête le 20 avril 2026 (Décision n° 514225).
Pourtant, le dossier scientifique déposé s’appuyait sur un rapport alarmant de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et du CNRS (CEFE) du 10 septembre 2025, intitulé État de conservation du loup en France. Ce document démontre noir sur blanc :
- Que, nous seulement la population de Loups en France ne progresse plus mais, qu’en plus, elle est dangereusement « stable » et ce depuis 2022.
- Qu’il existe un risque réel de décroissance de l’espèce d’ici à 2035 en cas de maintien de taux de prélèvement élevé.
- Que les conditions de tirs ont été drastiquement assouplies sans aucune évaluation préalable de leur impact écologique à long terme.
En ignorant ces données scientifiques pour rejeter l’urgence, la justice administrative laisse le champ libre aux exterminateurs.
L’Arrêté du 23 février 2026 : Le socle juridique du massacre
Ce double discours de Monique Barbut à la COP 17 est d’autant plus insupportable qu’elle est la co-signatrice, avec Annie Genevard, de l’arrêté du 23 février 2026 (joe_20260224_0047_0003 et 0004). Ce texte a méthodiquement démantelé le statut de cet indispensable grand prédateur :
- Radiation des espèces strictement protégées (Article 29) : L’arrêté a supprimé les mots « Canidés Loup (Canis lupus) » de la liste des mammifères terrestres strictement protégés sur le territoire français. « Fun fact » : Les chiens sont également des Canis lupus…
- Tirs de nuit et technologie de guerre (Articles 15 & 22) : Autorisation d’outils de détection thermique et d’amplification de lumière, privant le Loup de son refuge nocturne nature.
- Tirs sur élevages non protégés (Articles 5, 8.II & 20) : Possibilité d’abattre des Loups même sur des troupeaux non protégés ou déclarés arbitrairement « ne pouvant être protégés » [sic].
Tout cela alors que l’État injecte déjà plus de 40 millions d’euros par an d’argent public dans des dispositifs d’aide, préférant céder aux pressions de la FNSEA/FNB, des Jeunes Agriculteurs (JA), de la Coordination Rurale (CR) et de la Confédération Paysanne (la Conf’) plutôt que d’imposer une protection rigoureuse et non létale des bêtes de rente.
L’industrie agricole nous coûte « un pognon de dingue« .
Le Klan du Loup exige la fin de la mascarade d’État
Le Klan du Loup ne se laissera pas enfumer par la communication de la Macronie. On ne peut pas pleurer sur l’érosion de la biodiversité à la COP 17 tout en fixant un quota d’abattage de 23 %, en autorisant le cumul des tirs d’une année sur l’autre et en radiant le Loup des espèces strictement protégées !
Nous rappelons ici les fondamentaux de notre combat :
- Le Loup est un régulateur écologique irremplaçable, indispensable à la santé de nos forêts et de nos montagnes.
- Le Loup reconnaît l’humain comme un danger et l’évite naturellement.
- Le KDL a toujours été opposé au Plan Loup ; hélas, cela n’a pas été le cas de certaines associations au moment de la mise en place de ce dernier.
- Le Klan du Loup a été, est, et sera toujours 100 % Loup et contre tous les tirs à tuer.
Citoyennes, Citoyens, exigeons la vérité ! Refusez la politique du fusil et la démagogie ministérielle.
Pour nous aider à mener le combat sur le terrain et devant les tribunaux, sans dépendre des subventions de l’État, rejoignez une véritable ONG, Le Klan du Loup.
Diffusez nos analyses sur Loup.eu partout où vous le pouvez, pour que Vive le Loup !
association Le Klan du Loup
