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De la vente des animaux sur Internet

Au gré de mes dossiers pénaux (hors éleveurs de bovins), je peux observer que bon nombre des animaux dont j’évoque le sort devant les tribunaux ont été acquis sur Internet, et principalement via Le bon coin.

Il s’avère que j’ai lu récemment que 80% des cessions d’animaux se font en ligne.

C’est vertigineux et on comprend aisément que les réseaux de trafics puissent se noyer aisément dans la masse.
La loi récemment votée a pour ambition de réglementer ces transactions (y compris pour les NAC, qui, pour une fois, ne sont pas oubliés comme ils l’ont été dans d’autres articles… ) mais, à mon sens, elle peinera à y parvenir.

Il est en effet prévu la mise en place d’une charte avec Le bon coin mais, si on y regarde de plus près, on s’aperçoit que cette charte consiste simplement… à faire respecter la loi déjà existante.
La plupart des annonces qui paraissent sur Le bon coin à l’initiative de particuliers ou d’éleveurs que je qualifierai de… bidons, ne sont pas conforme à la réglementation.
Pourtant, elles paraissent et aboutissent à des transferts d’animaux, souvent à moindre coût. (lorsque les ventes se font à prix d’éleveur alors que le vendeur n’en est pas un, c’est que l’acheteur aussi est bidon…)

Lors des auditions de prévenus mis en cause pour des atteintes aux animaux, la question de l’origine de ces derniers est quasiment systématiquement posée.

La réponse est presque toujours la même :  » Je l’ai » « récupéré » sur Le bon coin « .
On trouve tout sur Le bon coin ; aussi bien en ce qui concerne les espèces d’animaux à vendre (compagnie « classique », NAC, rente et même parfois des animaux sauvages dont la détention, le transport ou la cession sont strictement réglementés ou interdits) qu’en ce qui concerne les acheteurs.
Qu’il s’agisse du type qui se prend pour un sauveur et « récupère » tous les animaux qui « passent », sans avoir les capacités d’en prendre soin, pour, au final, se retrouver dépassé et en faire des malheureux, ou du tordu/frustré qui cherche à tester ou a entretenir des relations sexuelles contre nature (Non, la zoophilie n’est pas une chose anecdotique et en faire un tabou n’aide pas à la combattre – Internet est un fléau sur ce problème précis), le résultat est le même : c’est l’animal qui morfle.

Passer une petite annonce pour se défaire de son animal est la méthode lâche.

Demander de l’argent en échange, est la méthode lâche + minable.
Confier son animal à une association de protection animale qui lui trouvera une nouvelle famille est la méthode digne. La seule à envisager.
Oui, l’abandon légal est payant et ne rapporte QUE la certitude d’avoir agit de manière éthique et dans l’intérêt de l’animal.
Est-ce si cher payé ?

Le fameux don « contre bon soins » a pour seul objectif de se donner bonne conscience et n’a aucune valeur sécuritaire pour l’animal.
Cette mention me fait faire des bonds sur ma chaise…
S’agissant des « petits », soit on veut gagner de l’argent en créant la vie et alors on se déclare éleveur et on respecte la réglementation en vigueur, soit,… on fait stériliser ses animaux !

Source : Animalex

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